Cheissoux, petite commune rurale de Haute-Vienne
"Victimes de la guerre"... une dédicace pas si ordinaire...
Mais aussi des symboles "normaux" sur un monument aux Morts
Palme et branches de lauriers et de chênes
Sans oublier la Croix de guerre
Sous la Croix de guerre, la liste commence... 12 noms...
Et sur l’autre côté... 13 disparus...
25 noms pour une si petite commune...
Et quelques tombes au cimetière pour se souvenir...
Mais aussi l’usure du temps...
Cette plaque était vissée plus haut, elle a été "rangée" par terre.
CHEISSOUX à travers les délibérations des conseils municipaux.
Informations aimablement transmises par Mme Madeleine Meunier, ancienne professeure d’Histoire et Géographie, possédant une maison à Cheissoux.
Avant 1905, date de la création de la commune, Cheissoux était rattachée à Bujaleuf.
Signalons tout de suite le rôle social très important que joue la commune envers les familles nombreuses, les personnes défavorisées, tous ceux qu’on appelait les indigents, les incurables, les vieillards nécessiteux.
Quand les conscrits, qui étaient incorporés pour leurs deux années de service militaire, demandent à bénéficier de l’allocation journalière (1 Fr 75), la commission qui examine le dossier n’hésite pas à émettre un avis favorable.
Cheissoux, dans la tourmente de la première guerre mondiale, le 18/05/1916 travaille en faveur des mutilés, invalides, convalescents, tuberculeux et prisonniers de guerre.
Une oeuvre patriotique est ouverte dans le département.
Le 25/10/1917, c’est la distribution d’une somme de 100 F, de la part de la Croix Rouge américaine, à la famille reconnue comme la plus nécessiteuse et la plus éprouvée par la guerre. Il y en a plusieurs, mais une est retenue :
10 enfants (6 garçons, 4 filles), les 5 garçons aînés sont tous mobilisés ; le plus jeune sera appelé en 1918 ; 3 gendres mobilisés ; un fils tué à l’ennemi ; un autre grièvement blessé amputé de la jambe gauche ; un gendre tué à l’ennemi ; un autre dangereusement malade, signalé comme disparu depuis juillet 1916. La famille recueille aujourd’hui les enfants des gendres et brus et ne dispose que du fruit de son travail.
Le 17/02/1918, une commission est chargée de veiller à une équitable distribution du pain aux familles qui n’ont ni blé, ni seigle et qui s’approvisionnent maintenant au dépôt de pain.
En 1925, la place de l’église devient la place publique, après de longues péripéties. Il est temps : c’est la date limite pour que la commune reçoive une subvention pour l’érection du monument aux Morts.









