Dans le jardin de l’Hôtel de Ville de Villefranche-de-Rouergue, un monument imposant, mais ayant subi l’usure du temps : celui dédié aux combattants d’une guerre oubliée, celle de 1870...
Balayée en quelques mois, l’armée impériale de Napoléon III fut remplacée dans la lutte contre les prussiens et leurs alliés, par une armée improvisée, celle notamment des "gardes mobiles", levées départementales. Ceux de l’Aveyron s’illustrèrent dans les durs combats de l’Est.
De part et d’autre de ce monument massif, deux canons, ou tout au moins ce qu’il en reste... Sont-ils censés représenter la "force" ? L’artillerie française fut constamment surclassée pendant ce conflit.
Devant le socle massif du monument, un groupe de 2 soldats, en position de combat, qui semblent tirer sur l’adversaire. En tenue de lignard, ils rappelent plutôt l’armée impériale, bien équipée, mais moins nombreuse que l’adversaire... les mobiles de l’Aveyron étaient bien moins équipés... A leurs pieds, 3 énormes boulets de canons... incapables de sortir des 2 pièces latérales...
La dédicace du monument rappelle le souvenir de cette guerre et de la contribution locale.
Au sommet, un officier enserre le drapeau tricolore, fièrement dressé. Il est présent sur d’autres monuments, ce qui laisse supposer qu’il s’agit un bronze de série.
Sur la colonne, massive, les listes alphabétiques, érodées par le temps.



















