Sur la place de la Mairie, dans son "enclos sacré", un monument à statue des plus classiques : le poilu victorieux qui monte la garde, foulant de son pied l’aigle allemand vaincu... une réalisation "en série" d’un sculpteur parisien, Porquet.
Le poilu, très bien entretenu par cette municipalité, a l’air grave. Son casque adrian est auréolé par le laurier de la Victoire. Dans sa tenue "impeccable", bien loin des réalités de la guerre, il écrase de son pied l’aigle germanique et le casque à pointe abandonné, renforce cet aspect d’écrasement de l’ennemi. La couleur dorée ajoute un côté "irréel" mais aussi "précieux"...
Le socle, massif, présente une dédicace très classique, et les longues listes alphabétiques. Les dates de guerre indiquent 1914-1919...
Deux Morts pour la France se différencient des autres : Boussaroque et Meynial. Leur prénom n’apparaîssent pas. Il est en revanche indiqué à la place leur métier : instituteur... preuve d’une importance sociale reconnue.


























