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Lycée Anguier - Mémoire des soldats de ma commune
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Mémoire des soldats de ma commune par les élèves du lycée Anguier à Eu. Ce site reprend les travaux des élèves du Lycée Anguier sur les monuments aux morts des communes du canton d’Eu en Seine Maritime d’où sont originaires les élèves. Ces recherches ont été réalisées sous la direction de Laurent Llopez, professeur d’histoire-géographie au lycée.

Le monument aux Morts de Narbonne

Un monument aux Morts patriotique, mais qui fait aussi référence "au retour". Photos de M. LLOPEZ Gérard


par Laurent Llopez

Sur le cours Mirabeau, un monument assez imposant, mais sans noms.

De part et d’autre de la colonne, 2 portiques latéraux sans listes, mais surmontés d’un vase "du souvenir". Des plaques ont été rajoutées pour les conflits ultérieurs.

La colonne centrale est chargée de symboliques assez patriotiques et guerrières. Au sommet trône le coq "chantant", mais ailes non déployées. Il semble posé sur une butte constituée du drapeau national et d’autres objets peu définissables.

Sous lui, la colonne, de forme carrée, ressemble à des colonnes de temple grec, pour rappeler la fonction civique des soldats, défenseurs de la "polis". La dédicace est très sobre...

A la base de ce "temple", le "poilu", l’arme aux pieds, mais une jambe avançant pour montrer sa résolution. A noter qu’il est imberbe... la "moustache gauloise" n’a pas été retenue...

Sur la base, l’écusson communal.

Sur la base, des plaques de bronze ont été fixées pour symboliser des moments clés de la guerre : la mobilisation, des scènes de guerre emblématiques (tranchées et artillerie lourde), et le retour, souvent oublié... avec des scènes touchantes de retrouvailles ou d’absences, peut-être encore plus terribles...

Pour ces militaires "en route pour la guerre", on peut remarquer l’aviateur et son hélice, alors que cette "arme" n’existe pratiqueent pas en 1914. L’infirmière représentée à l’extrême gauche est, elle aussi, un exemple de cette guerre et de la mobilisation de l’arrière pour soigner les blessés et les malades. On discerne mal le marin, le cavalier et le chasseur à pied (ou alpin ?).

A l’arrière, presque cachées, des scènes de guerre. Placées là pour essayer d’occulter cette guerre meurtrière d’un genre nouveau ? où la mort venait le plus souvent de l’artillerie ?

La grande scène du retour marque aussi les esprits. Joie et tristesse s’y mèlent. Joies des retrouvailles, mais aussi deuils et larmes pour les absents, les disparus...

Sur les côtés de la colonne, des décorations. Soit en pierre pour rappeler à l’aide de noms encadrés par du laurier les grandes batailles de la 1ère Guerre mondiale, soit en bronze, à l’arrière pour la bataille de Verdun qui se voit ainsi dédiée toute une face, celle qui correspond aux phases de combats. C’est la partie la plus "guerrière", avec toutes les armes et les armures, mais aussi la Croix de guerre et les branches de lauriers et de chênes, Victoire et force.

Ce monument a subi une modification liée à la 2nde Guerre Mondiale. La statue originale d’Ortavy représentant un poilu écrasant l’aigle allemand ayant été dynamitée le 31/12/1943, a été remplacée en 1960 par l’actuelle de Yvonne Gisclard


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