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Lycée Anguier - Mémoire des soldats de ma commune
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Mémoire des soldats de ma commune par les élèves du lycée Anguier à Eu. Ce site reprend les travaux des élèves du Lycée Anguier sur les monuments aux morts des communes du canton d’Eu en Seine Maritime d’où sont originaires les élèves. Ces recherches ont été réalisées sous la direction de Laurent Llopez, professeur d’histoire-géographie au lycée.

Quelques informations sur le monument aux Morts de Dieppe.

Compléments d’informations tirés du journal "Les Informations dieppoises".


par Laurent Llopez

Dans son numéro du mardi 28 mars 2000, page 38, le journal local "Les Informations dieppoises" publiait des articles parus dans ses colonnes au cours du siècle. L’un d’entre eux traite du monument aux Morts de Dieppe.

Hommage et souvenir

L’HEURE EST AUX MONUMENTS AUX MORTS

Aucune commune, aussi petite soit-elle, n’a été épargnée par la plus meurtrière des guerres et Verdun. Tous les villages et villes ont payé un lourd tribut à la paix en ne voyant pas revenir un certain nombre de leurs
enfants. Maintenant que la voix des armes s’est éteinte, l’heure est à l’hommage envers ceux qui ne sont plus qu’un souvenir. Toutes les communes symbolisent cet hommage par l’érection d’un monument dédié aux « Morts pour la patrie ». Le premier d’entre eux a été inauguré en octobre 1920 à Saint- Vaast-d’Equiqueville avec faste en présence de l’ancien député de Eu, Paul Bignon sous-secrétaire d’Etat à la marine marchande.

L’année 1921 voit la multiplication de ces stèles : Longueil, Thil-Manneville, Ouville-la-Rivière, Bois-Robert, Tôtes, Guilmécourt, Criel-sur-Mer, Gouchaupré, Saint-Germain d’Etables, Gueures, Neuville-les-Dieppe, Longueville-sur-Scie, Heugleville-sur-Scie, Sainte-Foy... Offranville a le sien en 1922.

Dieppe dispose d’un édifice, place de la Barre en hommage aux combattants de la guerre de 1870-1871. Oeuvre du sculpteur dieppois Bénet, il a été réalisé grâce à la participation de quatre cents souscripteurs et inauguré en 1908 par M. Chéron sous-secrétaire d’Etat au ministère de la Guerre. La question se pose d’y associer la mémoire des soldats de 1914-1918.
Finalement au mois de mars 1923, le conseil municipal de Dieppe opte pour la construction d’un nouveau monument.
Le projet confié au sculpteur dieppois Ernest Dubois est chiffré à 275 000 francs. Un emprunt de 200 000 francs est contracté par la ville. Son implantation est définie quai de Lille au bout du square Carnot face au palais de Justice.

Une question agite le monde des associations d’anciens combattants et veuves de guerre. Inscrira-t-on les noms des morts sur la pierre ? L’Union nationale des combattants y est opposée ; la Mutuelle y est favorable. Le dernier mot va alors revenir aux familles des morts que l’on va consulter. Elles y sont favorables. Le graveur devra inscrire sept-cent cinq noms.

C’est au mois de juin 1925 que le monument prend forme : une Victoire ailée de 2,55 mètres entourée d’un poilu, un marin et un aviateur, représentant chacune des trois armes. L’inauguration a lieu au mois de septembre à l’occasion du congrès régional de l’UNC en présence de Théodore Stegg, Garde des Sceaux et vice-président du conseil des ministres. Il est accompagné par le député Paul Bignon, le sénateur Brindeau, et le préfet Bouju.

Le programme de cette inauguration, rehaussée par une manifestation franco-belge et ponctuée par un banquet de quatre cent quarante couverts, un concert au casino et un feu d’artifice, a été perturbé par la pluie survenant durant le discours du ministre.

Une petite gravure permet de voir qu’il y a eu, par la suite, comme supposé dans l’article du site sur le monument de Dieppe, rajout de 2 portiques pour les Morts pour la France postérieurs.

Le monument aux morts de Dieppe tel qu’il a été conçu par M.Feray, architecte et réalisé par le sculpteur Dubois. (document Claude Féron)


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