Article réalisé à partir d’un article du "Midi-Libre" du 9/11/2002 et d’un article de l’association culturelle "Les Amis de Nissan". Documents grâcieusement founis par Mme Llopez Annie.
Le monument aux morts et son histoire.
Un marché avait été passé le 29 octobre 1919 entre la commune de Nissan et monsieur François Clermont, architecte, pour la somme de 22.000 F. Cette oeuvre, en pierre de taille, a été exécutée dans la région parisienne et livrée et mise en place en 1920. Elle comprend un socle carré supportant un obélisque et une statue.
- L’obélisque qui mesure 3,40 m de haut porte à la partie supérieure de ses quatre faces les armoiries de Nissan. Sur trois côtés sont inscrits, gravés dans la pierre, les noms des 91 Nissanais tués lors des combats de 1914 - 1918, lourd tribu payé par la commune. Sur le quatrième côté se trouve la dédicace :
« A nos glorieux héros - La commune de Nissan reconnaissante ».
- La statue représente un « poilu », l’arme au pied, le canon du fusil appuyé sur la poitrine et les bras croisés par dessus son arme. Le premier projet devait montrer un soldat dans une attitude beaucoup plus belliqueuse avec l’arme à l’horizontale pointée devant lui. Cette esquisse a été modifiée par la Commission Départementale des projets de monuments aux morts créée en mai 1920. La statue a été réalisée par un sculpteur de Boulogne, Paul Henri Graf.
Lors de la mise en place du monument il est constaté des fissures et commence alors une procédure entre la commune et l’architecte. En novembre 1923, à la suite d’expertises « le conseil de Préfecture oblige M. Clermont à effectuer la réparation destinée à faire entièrement disparaître les imperfections que comportait le monument ». Les travaux effectués ne donnent pas entière satisfaction, ces réparations sont d’ailleurs encore visibles aujourd’hui. Dans le compte rendu de la séance de délibération du conseil municipal du 26 avril 1927 il est noté que « ...pour mettre fin au différent qui divise les deux parties, les experts ont présenté des propositions de conciliation que M. Clermont a acceptées, et aux termes desquelles le dit M. Clermont consent une réduction de trois mille francs à titre d’indemnité.. ».