Longueval : Lieu de mémoire des Sud-Africains
Avant 1916, Longueval était une petite commune paisible de la Somme avec un bois qui se nommait le bois Delville.
Puis la guerre 14-18 éclate,ce bois est pris par les allemands, et nous arrivons en 1916... Le 1er juillet 1916. Les écossais, dans leur tenue traditionnelle, le kilt, se battent contre les allemands positionnés à Longueval.
Le 14 juillet 1916 les allemands sont repoussés et la moitié du bois appartient aux écossais, mais leur position est entourée sur 3 côtés par les allemands.
Epuisé il demande du renfort, c’est à ce moment là que rentre en scène les Sud-Africains. Ils vont se battre 6 jours durant ; ce fut un massacre : ils étaient environ 3000 au départ, ils ne seront plus que 143 valides à la relève, 1080 ont été tués ou disparus, 1735 ont été blessés ou faits prisonniers.
Le bois ne sera repris en totalité qu’en septembre 1916.
A cause de ces combats meurtriers, ce bois ne fut plus appelé par son nom d’origine « le bois Delville » mais le « Devil’s Wood » (le Bois du Diable).
Aujourd’hui encore il reste 500 sud-africains qui reposent sous terres dans ce bois, faute de n’avoir pu les retrouver et les enterrer.
En l’hommage de ces morts, un mémorial a été bati et inauguré le 10 octobre 1926 par la veuve du président Botha (1862-1919).
Au sommet de la porte centrale se trouve un ensemble statuaire. Il représente les jumeaux de la mythologie romaine, Castor et Pollux tenant un cheval.
Castor et Pollux sont les enfants de Léda et Zeus, le premier est mortel, le second divin. Leur entente est telle qu’à la mort de Castor, Pollux obtiendra de Zeus qu’ils soient réunis dans l’immortalité.
Ces deux personnages, initialement différents, mais au destin commun, symbolisent, selon le sculpteur Alfred Turner, la camaraderie des compagnons d’arme des deux races sud-africaines, le combattant anglais et le hollandais, la fraternité conclue entre le Britannique et le Boer. Récemment ennemis, sacrifiés ensemble pour le Commonwealth britannique contre un ennemi commun.
Ce mémorial est suivi d’un musée sud-africain, derrière le mémorial, qui a construit comme une réplique d’un fort du Cap et dont on parcourt l’intérieur qui retrace l’engagement des forces sud-africaines pendant les conflits du XXème siècle.
Un pierre du souvenir, inauguré en 1952 complète l’ensemble, avec une phrase en anglais en en akrikaners.
Face au mémorial, mais de l’autre côté de la route se trouve une nécropole britannique de 5523 corps, dont à peine 152 sud-africains... comme on l’a vu plus haut, plus de 500 d’entre eux "dorment" d’un sommeil éternel dans le "Devil’s Wood"...























