Fanjeaux, ancien centre religieux des "albigeois" (cathares) possède un monument aux Morts dans un double "enclos sacré" très symbolique, où la République, "en guerre", rend hommage à ses Morts pour la France.
Ce monument se situe au carrefour de la Montée du Christ et de la Rue de la Porte du Marché.
Une grille entoure ce monument, mais cet "enclos sacré" est aussi doublé par un 2nd, constitué par des obus "trophées de guerre" (gratuits en principe pour les communes, sauf charges du transport).
Le monument se décompose en 2 parties, la colonne-stèle des plus classiques et une statue bien plus symbolique.
La statue semble représenter la République qui rend hommage à ses Morts pour la France. C’est une République guerrière, avec son casque (Adrian) auréolé de laurier, sa cuirasse-cotte de mailles, son épée (avec un bris d’un quillon). Elle regarde la dédicace de la colonne et étreint le drapeau contre sa poitrine.
Sa main droite tient une couronne de laurier pour couronner les Morts (et c’est encore un symbole de Victoire), et la sculpture donne une impression de mouvement, avec sa robe qui "vole au vent" et ses pieds à cheval sur 2 marches.
Pour la colonne, très élancée, une dédicace classique, qui semble avoir été re-gravée, les dates de la Grande Guerre et une palme de bronze pour le sacrifice/victoire. Un énorme coq de bronze chantant domine l’ensemble. Ses ergots paraissent surdimensionnés, symbole de force ?
Sur les bases du monument-colonne (face frontale et faces latérales), les plaques avec les longues listes des Morts pour la France. Listes chronologiques ?
N.B. : À Fanjeaux, le catharisme n’est pas oublié, puisque depuis les années 1960 y ont lieu des colloques sur l’histoire religieuse du Midi médiéval (dont les "albigeois"). Ils donnent lieu à des publication : les "Cahiers de Fanjeaux".