Situé sur le port, dans un "enclos sacré", le monument aux Morts de la Seynes-sur-Mer n’est pas le monument aux Morts originel. Celui-ci a été détruit en 1944, et le nouveau, édifié en 1961 par F. André (sculpteur) et P. Viano (entrepreneur marseillais), s’intitule : "un éphèbe à genoux tient une épée brisée". Il rend hommage aux 390 Morts pour la France en 1914-1918, mais aussi aux autres Morts pour la France des conflits ultérieurs.
Le "soldat" représenté est donc un éphèbe, c’est une référence à l’Antiquité et aux jeunes athéniens qui accomplissaient leur "service militaire" (l’éphébie) pour leur cité (leur "polis"") et qui allaient devenir, au bout de deux ans de service, les nouveaux citoyens de leur cité. Il s’agit donc ici d’un hommage à la jeunesse qui se bat pour sa "Patrie".
Ce jeune soldat est dénudé, mis à part une sorte de drap (une toge ?) qui ceinture son bas-ventre. Son épée est brisée, symbole de faiblesse mais aussi de lutte et sa main gauche est portée sur son torse. Faut-il y voir une blessure mortelle ? Auquel cas, il s’agirait d’un monument au sacrifice de la jeunesse ?
Sur la face principale inclinée, la devise est classique et on retrouve le blason de la commune, assez peu visuel (usure du temps et des éléments ?).
Sur le soubassement de la statue, à chaque extrémité, des plaques noires rappellent le souvenir de la commune et des soldats oubliés, qui ont été enterrés loin de la "mère-patrie" qu’ils ont défendue.
Sur les bases inclinées, les longues listes alphabétiques énumèrent les Morts pour la France de la commune, y compris les disparus et les soldats Morts pour la France dans les autres conflits.
Une signature apparaît... très difficile à déchiffrer.