Sur la place de la Poste, dans son "enclos sacré", le poilu qui trône au sommet protège le drapeau d’une prise par l’ennemi.
Sur son piédestal, le poilu, l’air décidé, semble protéger le drapeau qu’il serre dans sa main droite par la position du bras gauche, coude relevé à l’horizontale. Son air est décidé, et étrangement, le visage est bien "propre", comme nettoyé par rapport au reste de la statue.
Est-ce l’affut d’un canon qu’il paraît enjamber ?
On discerne une signature sur le côté droit du socle de la statue.
Sur la base, massive, une dédicace classique mais qui confirme le côté patriotique du monument par les mots "(...) Morts au champ d’honneur". La décoration avec la palme de la Victoire/martyre et la couronne mortuaire donne aussi une symbolique du deuil.
Le bouquet cache en partie des décorations en bronze représentant des rameaux d’olivier et de chêne.
Sur les arêtes de la colonne, des palmes complètent la décoration. On peut noter la présence aussi de cordons mortuaires sur les face latérales et des flambeaux du souvenir. Avec aussi le "PRO PATRIA". C’est décidemment un monument à la double symbolique : patriotisme et deuil.
La longue liste est alphabétique, mais, de manière surprenante sur un monument aux Morts les 1ers noms correspondent à des officiers et sous-officiers. C’est rompre ici avec "l’égalité républicaine" dans la mort...
Les morts pour la France des conflits ultérieurs ont été rajoutés en bas de la plaque. La gravure est clairement différente.