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Publié : 18 décembre 2014

La Nécropole Nationale de Flavgny-le-Petit, à proximité de Guise.

A proximité de Guise, la Nécropole Nationale de Flavigny-le-Petit compte en son sein des tombes françaises (avec des soldats venant de très loin, notamment des néo-calédoniens), mais aussi d’autres nationalités. Ce qui en fait donc, en fait, une Nécropole "internationale".


Cette nécropole d’une superficie de plus de 13 000 m² est due à l’origine, à un cimetière allemand situé au lieu-dit "La désolation" (fin août 1914), qui regroupait leurs défunts. D’où l’existence, à l’intérieur de cette Nécropole française, d’une Nécropole allemande d’environ 200 tombes à la fin de la guerre, mais qui, suite à des regroupements de corps, atteint désormais 2336 soldats allemands inhumés dans ce secteur, dont 1425 reposent dans une tombe individuelle sous une croix de pierre bleue, et 911 (dont 16 seulement identifiés) dans une tombe commune située à l’arrière, dans l’axe de l’obélisque. 5 tombes abritent les dépouilles de soldats juifs.

La partie française et "alliés" comprend 2 ossuaires et 1674 tombes individuelles dont 1152 soldats français (aussi bien des troupes métropolitaines que des troupes "coloniales", dont des néo-calédoniens du "Bataillon de tirailleurs du Pacifique"), 48 britanniques, 31 belges, 1 roumain et 14 russes de la guerre 1914-1918.
428 combattants de la guerre 1939-1945 sont aussi enterrés avec leurs frères d’armes de la Grande Guerre.

Un monument commémoratif est érigé au fond du cimetière, sans qu’on puisse déterminer si il s’agit de la partie "française" (tombes françaises sur les côtés latéraux) ou de la partie allemande.

Les deux ossuaires contenant 788 et 695 corps (1483) indiquent également des noms individuels de soldats Morts pour la France qui y sont inhumés.
(photo issue de Mémorial Genweb).

Les tombes belges sont similaires aux tombes françaises, et se démarquent par leur écusson tricolore aux couleurs nationales noires, jaunes et rouges.

Les tombes britannique sont classiques et traditionnelles.

Les tombes russes reprennent le modèle français, mais leur épitaphe change… Est-ce lié à la Révolution russe de 1917 et l’impossibilité de savoir, pour les autorités françaises, pour qui "mourraient" les soldats russes stationnés en France à cette époque…

Les tombes françaises montrent bien la diversités des unités et des origines géographiques de ces Morts pour la France.